Initially trained in urban geography, and then visual arts, Emanuel Licha is a visual artist and documentary filmmaker. His work in film, video installation and photography focuses on the role of spatial objects in the representation and the understanding of geopolitical events, leading to a reading of the features of the urban landscape as so many social, historical, and political signs.
His most recent film, zo reken, looks into the politics of humanitarian aid through the entry point of what is perhaps the most popular vehicle among aid organizations, the Toyota Land Cruiser. The film's proposition consists in transforming the vehicle into a machine that makes people speak. Shot in a humanitarian NGO's warehouse and in Port-au-Prince, the film invites Haitian passengers to talk about (post) colonialism and international aid, as they denounce the promises that were made and never kept. The film received various awards, among which Hot Doc's Best Canadian Feature Award, the Grand Prize for Best National Feature at RIDM, and the Best Documentary Film Award at the Sofia International Film festival.
Hotel Machine was also using a specific spatial object, namely the war hotel, where foreign media workers congregate when they cover a conflict. As the architectures from which conflicts are observed, analysed, discussed, and enunciated, ‘war hotels’ are understood as playing an active role in the framing of conflicts.
Emanuel Licha's films have been shown in numerous international film festivals and his projects exhibited in institutions such as NGBK, Berlin; Art Gallery of Ontario, Toronto; Parsons The New School for Design, New York; Musée d’art contemporain de Montréal; University of South Florida Contemporary Art Museum, Tampa; Israeli Center for Digital Art, Holon; MACBA, Barcelona; Fabbrica del Vapore, Milan; Frac Franche-Comté, Besançon; HartWare MedienKunstverein, Dortmund; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; Galerie im Taxispalais, Innsbruck; Tirana Biennial; Steirischer Herbst, Graz; Sarajevo Centre for Contemporary Art; Stiftung Binz39, Zürich; Montreal Biennial; Musée d’art moderne de la Ville de Paris.
His work is part of various private and public collections, including: MACBA (Museu d’art contemporani de Barcelona); Musée d’art contemporain de Montréal; Fnac (Fonds national d’art contemporain), Paris; Frac Franche-Comté; University of South Florida Contemporary Art Museum.
Emanuel Licha holds a PhD from the Centre for Research Architecture, Goldsmiths, University of London. He was previously professor at École européenne supérieure d'art de Bretagne, at École nationale supérieure d'architecture de Paris La-Villette and at the School of visual and media arts at Université du Québec à Montréal. He is actually Associate Professor in the department of art history and film studies at Université de Montréal / Tiohtià:ke.

Initialement formé à la géographie urbaine, puis en arts visuels, Emanuel Licha est artiste en arts visuels et cinéaste documentaire. Son travail en film, installation vidéo et photographie s'intéresse aux rôles de certains objets spatiaux dans la représentation et la compréhension d'événements géopolitiques, l'amenant à envisager les objets du paysage urbain comme autant d’indices sociaux, historiques et politiques.
Son film le plus récent, zo reken, s'intéresse à la politique de l'aide humanitaire à partir de ce qui est sans doute le véhicule le plus populaire auprès des organisations internationales, à savoir le Toyota Land Cruiser. La proposition du film consiste à transformer un de ces véhicules en machine à faire parler. Tourné dans les entrepôts d'une ONG humanitaire et à Port-au-Prince, le film invite des passager.ère.s haïtien.ne.s à parler d'aide humanitaire et de (post-) colonialisme, et leurs propos se transforment rapidement en dénonciations des promesses faites et jamais tenues. Le film a remporté plusieurs prix, dont celui du Meilleur long métrage documentaire canadien au festival Hot Docs, du Grand prix de la compétition nationale longs métrages aux RIDM, et du Meilleur film documentaire au Festival international du film de Sofia.
La proposition de Hotel Machine émanait aussi d'un objet spatial, à savoir l'hôtel de guerre, dans lesquels les reporters de guerre se retrouvent lorsqu'ils couvrent un conflit. Comme architectures depuis lesquelles les conflits sont observés, analysés, discutés et énoncés, les 'hôtels de guerre' jouent un rôle actif dans le cadrage et la compréhension des conflits.
Les films d'Emanuel Licha ont été présentés dans de nombreux festivals de films documentaires et ses projets exposés dans des institutions tel que NGBK, Berlin; Art Gallery of Ontario, Toronto; Parsons The New School for Design, New York; Musée d’art contemporain de Montréal; University of South Florida Contemporary Art Museum, Tampa; Israeli Center for Digital Art, Holon; MACBA, Barcelona; Fabbrica del Vapore, Milan; Frac Franche-Comté, Besançon; HartWare MedienKunstverein, Dortmund; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; Galerie im Taxispalais, Innsbruck; Tirana Biennial; Steirischer Herbst, Graz; Sarajevo Centre for Contemporary Art; Stiftung Binz39, Zürich; Montreal Biennial; Musée d’art moderne de la Ville de Paris.
Son travail fait partie de plusieurs collections privées et publiques, dont: MACBA (Museu d'art contemporani de barcelona); Musée d’art contemporain de Montréal; Fnac (Fonds national d’art contemporain), Paris; Frac Franche-Comté; University of South Florida Contemporary Art Museum.
Emanuel Licha détient un doctorat du Centre for Research Architecture, Goldsmiths, University of London. Il a été professeur à l'École européenne supérieure d'art de Bretagne, à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette et à l'École des arts visuels et médiatiques de l'Université du Québec à Montréal. Il est actuellement professeur agrégé au département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques de l'Université de Montréal / Tiohtià:ke.